Posté le 04.04.2008 par collectiveresistingwomen
INVITATION. L’UJFP (Union juive française pour la paix), Resisting Women & Les Femmes en Noir-Paris vous invitent à venir rencontrer Judith Butler le lundi 3 mars à 19 heures à Reid Hall - 4, rue de Chevreuse - Paris 6ème (métro Vavin).
Humanité, inhumanité, déshumanisation : pour qui valent les « droits humains » ?
Genres, religions, quartiers, Palestine
L’UJFP (Union juive française pour la paix),
Resisting Women
& Les Femmes en Noir-Paris
vous invitent à venir rencontrer Judith Butler
Le lundi 3 mars à 19 heures
À Reid Hall - 4, rue de Chevreuse - Paris 6ème (métro Vavin)
Participation aux frais : 3 à 5 euros
À qui s’appliquent les « droits humains » ? Qui est fondé à se considérer, à être considéré, comme humain à part entière et à revendiquer les droits qui découlent en principe du statut d’être humain ? Comment le discours sécuritaire peut-il faire vaciller si facilement l’applicabilité des droits humains, alors même que c’est par l’"universalité" de ces droits qu’on prétend justifier les atteintes qui leur sont portées ? Quelle stratégie opposer ? Comment dans le travail de composition de nos forces dispersées dans la spécificité des luttes, mais aussi dans des antagonismes dont il nous incombe de faire ressortir le caractère construit et factice, comment analyser les effets de division dont se nourrit le "pouvoir" dans ses effets de recolonisation (Palestine, Irak), de rélégation (quartiers), de contention (politiques migratoires), de torture dissimulée, exportée ou affichée (Gantanamo, Abu Ghraib), et dans les savants agencements des discriminations qui jouent les "minorités" les unes contre les autres (femmes, musulmans, femmes musulmanes, homosexuels). Y a-t-il convergence possible entre ces luttes ou sont-elles vouées à rester fragmentées, à jouer les unes contre les autres ?
Ces questions et d’autres, nous les poserons à Judith Butler, dont les recherches font émerger des pistes propres à apporter un nouvel éclairage à nos réflexions et à nos pratiques..
Philosophe, Judith Butler enseigne à l’université de Californie à Berkeley. Auteure de Trouble dans le genre, paru en français aux éditions La Découverte, elle a, dans les années 1990, ouvert avec d’autres la pensée féministe à une réflexion portant sur les conditions de normalisation et de rejet de l’appartenance de genre. Avec Vie précaire, et Humain, inhumain (éditions Amsterdam), le champ de ses recherches s’est élargi à des thèmes de politique contemporaine à partir d’une analyse des présupposés de la "guerre contre le terrorisme" engagée par les États-Unis après les attentats du 11 septembre 2001, et de l’instrumentalisation du discours des libertés individuelles.
Son engagement pour une paix juste et durable en Palestine, notamment comme membre du Conseil consultatif de l’organisation Jewish Voice for Peace, offre un autre sujet de convergence qui nous font nous réjouir de pouvoir la rencontrer à l’occasion de son passage en France.
Voir sur le site ResistingWomen.Net "Judith Butler contre la Guerre des Civilisations", par Karine Gantin http://www.resistingwomen.net/spip.php?article60&lang=fr
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Posté le 04.04.2008 par collectiveresistingwomen
Collectif Resisting Women
c/o Cedetim
21ter rue Voltaire
75011 PARIS
FRANCE
collectifresistingwomen@gmail.com
Posté le 04.04.2008 par collectiveresistingwomen
Dans les conflits de ces dernières années, de l’Irak à la Tchétchénie, en passant par la Bosnie, le Rwanda ou la Palestine, les femmes se voient attribuer divers rôles à leur corps défendant... Pourtant, des femmes résistent et refusent leur rôle de reproductrices, d’emblèmes ou de victimes que le patriarcat leur assigne. Elles refusent de voir leurs revendications à plus d’égalité et de droit toujours remises à plus tard, toujours soumises à l’intérêt du groupe.
Introduction d’Alima Boumediene, sénatrice de Paris
Avec :
Nassera Dutour, Collectif des familles de disparus d’Algérie
Jules Falquet, Chercheuse
Tamara Farid, Membre de la Ligue Etudiante des Droits Humains à Bagdad (sous réserve)
Etelle Higonnet, Human Rights Watch, rapporteur Côte d’Ivoire
Véronique Nahoum-Grappe, Chercheuse
Ella Poliakova, Présidente des "Mères des Soldats russes" de Saint-Pétersbourg,
Dans les conflits de ces dernières années, de l’Irak à la Tchétchénie, en passant par la Bosnie, le Rwanda ou la Palestine, les femmes se voient attribuer divers rôles à leur corps défendant : la dénonciation des abus commises contre elles par l’ennemi, lui-même ainsi présenté comme barbare par nature, sert de prétexte au conflit ; l’argument de leur « protection » sert à justifier les violences ; le viol, en temps de guerre, relève d’une stratégie de domination non seulement de la femme mais aussi du camp adverse ; quant aux femmes violées, elles sont blessées de multiples façons, y compris par leurs proches et leur communauté qui font peser sur elle un odieux sentiment de culpabilité et de honte…
C’est oublier que cette violence exercée de manière visible et extrême sur le corps des femmes s’inscrit d’abord dans un continuum qui traverse toutes les époques et toutes les civilisations, qu’elle est inhérente aux rapports de genre, au niveau de la famille, de la tribu, de la cité, dans toutes les sociétés patriarcales.
Pourtant, des femmes résistent et refusent leur rôle de reproductrices, d’emblèmes ou de victimes que le patriarcat leur assigne. Elles refusent de voir leurs revendications à plus d’égalité et de droit toujours remises à plus tard, toujours soumises à l’intérêt du groupe. C’est en tant que mères qui doivent subvenir aux besoins de leurs enfants dans des pays dévastés, en tant que femmes et que citoyennes ou pacifistes, parfois en tant que combattantes aussi, qu’elles s’opposent à une logique dominatrice ou de guerre totale, qu’elles tentent de résoudre les conflits en rencontrant les femmes du camp adverse par exemple, ou de reconstruire matériellement et politiquement la communauté après le conflit, qu’elles démontent enfin par leurs actions et leurs discours le principe même d’une guerre des civilisations fondée sur la suprématie d’une culture sur une autre.
Au Sénat - Palais du Luxembourg - Paris VIe (FRANCE)
Le Lundi, accueil à partir de 9H30
Matinée (10H-12H30) : le corps des femmes dans les guerres
Pause déjeuner (de nombreuses brasseries, sandwicheries rapides et petits restaurants, notamment japonais -peu onéreux-, existent autour du Sénat) permettront aux participants de se restaurer à la pause déjeuner.
Après-midi (14H-17H) : stratégies de résistance
Accueil au 15ter rue de Vaugirard. Métro Odéon ou RER Luxembourg.
Posté le 04.04.2008 par collectiveresistingwomen
Tamara Farid, membre de la Ligue Etudiante des Droits Humains d’Irak, était attendue à Paris pour une série d’évènements à l’occasion de la Journée mondiale des Femmes. Elle devait, notamment, participer au colloque organisé au Sénat par Resisting Women le 10 mars sur « Femmes et Guerres », sous le patronnage de la sénatrice Alima Boumedienne- Or, elle s’est vu notifier son refus de visa par l’ambassade de France à Bagdad . « Nous nous battons pour créer un socle stable pour une société démocratique. Je pense sincèrement que je peux participer à la création d’un nouvel Irak. » écrivait la jeune femme à l’été 2007. La Ligue étudiante des droits humains (SLHR) à laquelle appartient Tamara, elle-même de confession chrétienne, est une organisation mixte, multiconfessionnelle et non partisane créée en juin 2003 par des étudiants bagdadis qui croyaient dans le droit de la jeunesse à participer à la vie politique et sociale après la chute de Saddam Hussein. Ils ont organisé des centaines de jeunes à travers tout l’Irak, pour des formations aux droits humains, à la démocratie et aux droits des femmes. La Ligue étudiante des droits humains souhaite que le témoignage de la jeunesse irakienne soit entendu à travers le monde.
La plate-forme féministe Resisting Women est profondément choquée par ce refus de visa opposé à Mademoiselle Tamara Farid. L’Ambassade de France à Bagdad semble vouloir empêcher les organisations civiles de se réunir ! Elle s’interroge avec anxiété ce signifie les autorités françaises ce refus à l’encontre des organisations de défense des droits humains. Loin des proclamations officielles et des effets publics incantatoires, elle constate que ce type d’attitude vient s’ajouter aux difficultés qu’endure aujourd’hui la population irakienne, tout particulièrement les femmes, victimes des guerres considérées comme secondaires et négligeables.
Collectif Resisting Women, Paris, 10 mars 2008
Posté le 04.04.2008 par collectiveresistingwomen
Voici un aperçu des principales initiatives portées par le collectif Resisting Women - Femmes en Résistance né du séminaire "Guerre Globale - Femmes en Résistance" en janvier 2007 au FSM de Nairobi.
- jeudi 31 janvier 2008, France. Rencontre autour du Livre "LE CORAN ET LES FEMMES : Une lecture de libération"
Avec la participation de deux invitées du Maroc : Asma Lamrabet, Médecin et intellectuelle engagée sur la question de la femme en Islam. Dernier ouvrage paru : Le Coran et les femmes : Une lecture de libération (2007)... et Nadia Oulehri, Avocate au Barreau de Rabat et Présidente de l’association "Action Femmes Juristes". A lire
24 Novembre 2007, France. Initiative de soutien à la Campagne féministe iranienne Un Million de Signatures.
Le 24 novembre 2007 à 15H au CICP, 21ter rue Voltaire à Paris, Resisting Women est à l’initiative d’une réunion d’information et de soutien à la Campagne féministe iranienne Un Million de Signatures, avec le partenariat du Centre d’études et d’initiatives de Solidarité internationale (Cedetim) et l’union syndicale Solidaires. Invitation détaillée et infos dans notre rubrique spéciale...
2 Mai 2007, France. Coordination des Femmes syndicalistes d’Algérie à Paris.
La société algérienne, et particulièrement les femmes algériennes, s’organise hors du champ défini et manipulé du régime policier. "Resisting Women - Femmes en Résistance" avait organisé une rencontre d’amitié et de soutien avec des militantes de la Coordination des Femmes syndicalistes d’Algérie, le 2 mai 2007 à Paris. Au terme de cette réunion, la Coordination est devenue membre à part entière du réseau Resisting Women. Compte-rendu et infos : http://www.resistingwomen.net/spip.php ?article94
9 Mars 2007, France. Femmes réfugiées des guerres. Notre colloque au Sénat Français.
Les femmes comptent parmi les premières victimes des conflits. Resisting Women – Femmes en Résistance était coorganisatrice d’un colloque riche d’enseignements, lancé ensemble avec la sénatrice Alima Boumedienne-Thiery à l’occasion de la Journée mondiale des femmes 2007, sur le thème des femmes réfugiées victimes de conflits. http://www.resistingwomen.net/spip.php ?article138
23 Janvier 2007, Kenya. Organisation d’un séminaire sur "les luttes de femmes dans la guerre globale" au Forum Social Mondial de Nairobi (Kenya).
Le projet Resisting Women - Femmes en résistance a été lancé lors du Forum social mondial de Nairobi au Kenya, à l’occasion d’un séminaire spécifique organisé sous l’égide de Alternatives International dans le cadre de la journée d’études "Alter Inter - Guerre globale", le 23 janvier 2007. Le thème du séminaire, qui s’est déroulé en matinée, portait sur les femmes et les luttes féministes dans la guerre globale. http://www.resistingwomen.net/spip.php ?article1