qui nous sommes, nos actus
Publié le 06/04/2008 à 12:00 par collectiveresistingwomen
The Resisting Women Project has been launched in Nairobi (Kenya), with a Seminar organised by Alter Inter at the Word Social Forum (23/01/07). This is the invitation text :
The Call
Women, let us refuse to be hostages to the clash of civilizations!
The clash of civilizations paradigm has gained autonomy in these past years: It permeates political discourses and practices in many a region of the world, in the North as well as the South, transforms human and social relationships, affects international relations on all levels. In this eminently symbolic war, women’s body, their free will and their struggles are taken hostage. Indeed, this situation of new war, real and fantasized at the same time, leads to a re-emergence of virility values reduced to their most bellicose conception, in short an aggressive and destructive one: Sometimes, in the name of the struggle against the imperialist and colonialist West, women are thus restricted to a conservative reading of religious traditions; Or else, in the name of a formal interpretation of universalist values that include gender equality and woman’s rights, a war with imperialist overtones, latent or active, is declared against social groups, nations and peoples, against their culture and against their right to think, to emancipate themselves, to invent… In short, women tend to be reduced in a renewed fashion, all over the place and in all social classes, to an object thought about by others, defined by dominant groups on the basis of the latter’s authority, according to the needs of the latter’s struggle, used as a mere tool or even demeaned by these very groups: Rapes in the context of war, intensified normalization of women’s emotional and social life, ideological hijacking of their histories and their fights, aggravated suspicion vis-à-vis an autonomous feminist search, refusing the diversity of women’s trajectories toward emancipation outside of admitted circuits… Setting the world up for war in the name of a civilization supposed to free the “barbarians” makes women’s life a little more difficult with each passing day, while women still have to suffer as well and as always from patriarchal oppression, from the weight of economic liberalism and the ensuing misery, but also from the effects of this disguised war that singles them out as potential enemies of those women deemed to be emancipated.
This ideological confrontation hampers the dialogue among feminists themselves, harms the convergence between women’s struggles, deeply divides the feminist movement, dangerously weakens it just at a time when the rights, words and freedoms of half of humanity are mistreated and do call for common mobilisations. In particular, of course, the religious issue, “the headscarf case” or the demand of an independent thinking by women on spiritualities or intercultural relations are as many splits cutting across the various activist fields.
Today, how could we resume the debate that was left in abeyance by these recent transformations and divisions while relying on an analysis of current emergencies and struggles for women? With our diversities, in which terms could we frame the imperative of feminist struggles that would once more converge? With which slogans? Are we still able to have a common reference among activists, beyond disagreements, old or recent? And do we take feminist struggles away from the clash of civilizations paradigm? How do we denounce the latter in the name of “another possible world”… by explicitly relying on women’s struggles? How do we link up feminism to the other social and political struggles for emancipation, and how do we place it inside the worldwide movement for alternatives to neoliberal globalization? The key stake lies indeed in deconstructing this situation of capitalist, nationalist, ethnic, religious or cultural “war set-up” at work, in order to contribute to opening up a common space for the construction of global alternatives while avoiding two pitfalls together: absolute cultural relativism and an “abstract” and dominating universalism.
The seminar intends to analyze the present state of affairs regarding women’s struggles in the context of current international transformation, in order to bring out their specificities and their convergences, to examine their kinds of connections to other social struggles, to invent new active perspectives for feminism that would be likely to serve women’s struggles as well as the world social and alternative movement as a whole in its search for viable alternatives.
Resisting Women, Nairobi Karine Gantin, Siham Andalouci & Cecilia Baeza presenting the Call in Nairobi
Publié le 06/04/2008 à 12:00 par collectiveresistingwomen
Le projet Resisting Women - Femmes en résistance a été lancé lors du Forum social mondial de Nairobi au Kenya, à l’occasion du séminaire spécifique co-organisé ensemble avec Alternatives International dans le cadre de la journée d’études "Alter Inter - Guerre globale", le 23 janvier 2007. Le thème du séminaire, qui s’est déroulé en matinée, portait sur les femmes et les luttes féministes dans la guerre globale.
Texte d’appel
Le paradigme de guerre des civilisations a gagné ces dernières années en autonomie : il imprègne les discours et pratiques politiques en mainte région du monde, au Nord comme au Sud, transforme les rapports humains et sociaux, infléchit à tous niveaux les relations internationales. Dans cette guerre éminemment symbolique, le corps des femmes, leur libre-arbitre et leurs luttes sont pris en otage. En effet, cette situation de guerre nouvelle, à la fois réelle et fantasmée, entraîne la résurgence de valeurs viriles réduites à leur conception la plus guerrière, bref agressive et destructrice : tantôt, au nom de la lutte contre l’Occident impérialiste et colonialiste, les femmes sont ainsi enfermées dans une lecture conservatrice des traditions religieuses ; ou bien, au nom de valeurs universalistes parmi lesquelles l’égalité des sexes et les droits de la femme, une guerre aux accents impérialistes, larvée ou active, est déclarée contre des groupes sociaux, des nations et des peuples, contre leur culture et contre leur droit à penser, s’émanciper, inventer …
Bref, les femmes tendent à être réduites de façon renouvelée, un peu partout et dans toutes les classes sociales, à un objet pensé par d’autres, défini d’autorité par les groupes dominants selon les besoins de leur lutte, instrumentalisé voire bafoué par eux : viols en contexte de guerre, normalisation accentuée de la vie affective et sociale des femmes, détournement idéologique de leurs histoires et de leurs combats, suspicion aggravée vis-à-vis d’une recherche féministe autonome, refus de la diversité des trajectoires émancipatrices féminines hors circuits collectivement admis… la mise en guerre du monde au nom d’une civilisation sensée libérer les « barbares » rend chaque jour un peu plus difficile la vie des femmes qui ont aussi et toujours à subir l’oppression patriarcale, le poids du libéralisme et la misère qui s’en suivent mais aussi les effets de cette guerre qui ne dit pas son nom mais les désigne comme ennemies potentielles des femmes dites émancipées.
Cet affrontement idéologique entrave le dialogue entre féministes elles-mêmes, nuit à la convergence entre les luttes de femmes, divise le mouvement féministe en profondeur, l’affaiblit dangereusement alors même que les droits, paroles et libertés de la moitié de l’humanité sont malmenés et appellent à des mobilisations communes. Particulièrement, bien sûr, la problématique religieuse, « l’affaire du voile » ou la revendication d’une réflexion indépendante par les femmes sur les spiritualités ou les rapports interculturels traversent comme autant de fractures les différents champs militants.
Comment aujourd’hui reprendre le débat laissé en suspens par ces transformations et divisions récentes, en s’appuyant sur une analyse des urgences et des luttes du moment pour les femmes ? En quels termes poser aujourd’hui l’impératif de luttes féministes à nouveau convergentes avec nos diversités ? Sur quels mots d’ordre ? Sommes-nous encore capables d’avoir un référentiel commun entre militantes, par-delà les désaccords, anciens ou récents ? Et comment soustraire les luttes féministes au paradigme de guerre des civilisations ? Comment dénoncer celui-ci au nom d’un « autre monde possible »... en prenant explicitement appui sur les luttes des femmes ? Comment articuler le féminisme aux autres luttes sociales et politiques émancipatrices, et comment le situer à l’intérieur du mouvement altermondialiste mondial ? L’enjeu est bien de déconstruire cette situation de « mise en guerre » capitaliste, nationaliste, ethnique, religieuse ou culturelle à l’œuvre, pour contribuer à dégager un espace commun de construction d’alternatives globales, en évitant ensemble deux écueils : le relativisme culturel absolu et un universalisme « abstrait » et dominateur.
Resisting Women
De cette initiative sont nés le projet éditorial ResistingWomen.Net (www.resistingwomen.net) et le collectif militant Resisting Women (www.collectiveresistingwomen.centerblog.net).
Publié le 06/04/2008 à 12:00 par collectiveresistingwomen
FSM de Nairobi (Kenya), 23/01/07
Seminario coorganizado por Alter Inter y Resisting Women – Mujeres en Resistencia
El paradigma de “guerra de civilizaciones” ganó estos últimos años en autonomía: impregna los discursos y prácticas políticas en múltiples regiones del mundo, en el Norte como en el Sur, transforma las relaciones humanas y sociales, influye sobre todos los niveles de las relaciones internacionales. En esta guerra sumamente simbólica, quedan atrapados y manipulados el cuerpo de las mujeres, su libertad de pensamiento y sus luchas. En efecto, esta situación de nueva guerra, a la vez real y fantaseada, conlleva a la resurgencia de valores viriles reducidos a su concepción la más guerrera, agresiva y destructora : por un lado, en nombre de la lucha contra el Occidente imperialista y colonialista, las mujeres se ven encerradas en una lectura conservadora de las tradiciones religiosas ; por otro lado, en nombre de una lectura formal de valores universalistas entre los cuales la igualdad de género y los derechos de las mujeres, una guerra imperialista, latente o activa, es declarada contra grupos sociales, naciones y pueblos, contra su cultura y contra su derecho a pensar, emanciparse, inventar…
En breve, las mujeres tienden a ser reducidas de forma renovada, en todas partes y en todas las clases sociales, en un objeto pensado por otros, definido por la autoridad de grupos dominantes según las necesidades de sus luchas, instrumentalizado o incluso atropellado por ellos : violaciones en contexto de guerra, normalización acentuada de la vida afectiva y social de las mujeres, desvío ideológico de sus historias y de sus combates, sospecha agravada en relación a la búsqueda de una búsqueda feminista autónoma, negación de la diversidad de las trayectorias emancipadoras femeninas fuera de los circuitos admitidos… la puesta en guerra del mundo, en nombre de una civilización que pretende liberar los « bárbaros », hace cada día un poco mas difícil la vida de las mujeres que siguen teniendo que padecer de la opresión patriarcal, del peso del liberalismo y de la miseria que le está asociada, y a la vez de los efectos de esa guerra que no dice su nombre pero que las designa como las enemigas potenciales de las mujeres supuestamente emancipadas.
Esta confrontación ideológica obstaculiza el dialogo entre las propias feministas, e impide una convergencia entre las luchas de las mujeres, divide profundamente al movimiento feminista, lo debilita peligrosamente precisamente cuando los derechos, palabras y libertades de la mitad de la humanidad se ven maltratados y llaman a movilizaciones comunes. Particularmente, por supuesto, “el asunto del velo islámico » en Francia o la reivindicación de una reflexión independiente por las mujeres sobre sus espiritualidades o sus relaciones interculturales atraviesan los diversos espacios militantes como fracturas.
¿Como hoy retomar el debate dejado por esas transformaciones y recientes divisiones apoyándose sobre un análisis de las urgencias y de las luchas del momento para las mujeres? ¿En que términos plantear hoy el imperativo de luchas feministas nuevamente convergentes con nuestras diversidades? ¿Sobre que lemas? ¿Somos todavía capaces de tener un referencial común entre militantes, más allá de los desacuerdos, antiguos o recientes? ¿Y como sustraer las luchas feministas al paradigma de guerra de civilizaciones? ¿Cómo denunciarlo en nombre de un « otro mundo posible »… tomando explícitamente apoyo sobre las luchas de las mujeres? ¿Cómo articular el feminismo a las otras luchas sociales y políticas emancipadoras, y como situarlo al interior del movimiento alter-mundialista mundial? Está en juego el hecho de deconstruir esta situación de “puesta en guerra” capitalista, nacionalista, étnica, religiosa o cultural, para contribuir a despejar un espacio común de construcción de alternativas globales, evitando juntas dos escollos: el relativismo cultural absoluto y un universalismo “abstracto” y dominador.
El seminario propone hace un balance analítico de las luchas de las mujeres en el contexto de transformación internacional actual, para mostrar sus singularidades y sus convergencias, problematizar sus modos de articulación a las otras luchas sociales, inventar nuevas perspectivas activas para el feminismo susceptibles de servir las luchas de las mujeres así como el conjunto del movimiento social alter-mundialista en búsqueda de alternativas viables.
Publié le 04/04/2008 à 12:00 par collectiveresistingwomen
Collectif Resisting Women
c/o Cedetim
21ter rue Voltaire
75011 PARIS
FRANCE
collectifresistingwomen@gmail.com
Publié le 04/04/2008 à 12:00 par collectiveresistingwomen
Voici un aperçu des principales initiatives portées par le collectif Resisting Women - Femmes en Résistance né du séminaire "Guerre Globale - Femmes en Résistance" en janvier 2007 au FSM de Nairobi.
- jeudi 31 janvier 2008, France. Rencontre autour du Livre "LE CORAN ET LES FEMMES : Une lecture de libération"
Avec la participation de deux invitées du Maroc : Asma Lamrabet, Médecin et intellectuelle engagée sur la question de la femme en Islam. Dernier ouvrage paru : Le Coran et les femmes : Une lecture de libération (2007)... et Nadia Oulehri, Avocate au Barreau de Rabat et Présidente de l’association "Action Femmes Juristes". A lire
24 Novembre 2007, France. Initiative de soutien à la Campagne féministe iranienne Un Million de Signatures.
Le 24 novembre 2007 à 15H au CICP, 21ter rue Voltaire à Paris, Resisting Women est à l’initiative d’une réunion d’information et de soutien à la Campagne féministe iranienne Un Million de Signatures, avec le partenariat du Centre d’études et d’initiatives de Solidarité internationale (Cedetim) et l’union syndicale Solidaires. Invitation détaillée et infos dans notre rubrique spéciale...
2 Mai 2007, France. Coordination des Femmes syndicalistes d’Algérie à Paris.
La société algérienne, et particulièrement les femmes algériennes, s’organise hors du champ défini et manipulé du régime policier. "Resisting Women - Femmes en Résistance" avait organisé une rencontre d’amitié et de soutien avec des militantes de la Coordination des Femmes syndicalistes d’Algérie, le 2 mai 2007 à Paris. Au terme de cette réunion, la Coordination est devenue membre à part entière du réseau Resisting Women. Compte-rendu et infos : http://www.resistingwomen.net/spip.php ?article94
9 Mars 2007, France. Femmes réfugiées des guerres. Notre colloque au Sénat Français.
Les femmes comptent parmi les premières victimes des conflits. Resisting Women – Femmes en Résistance était coorganisatrice d’un colloque riche d’enseignements, lancé ensemble avec la sénatrice Alima Boumedienne-Thiery à l’occasion de la Journée mondiale des femmes 2007, sur le thème des femmes réfugiées victimes de conflits. http://www.resistingwomen.net/spip.php ?article138
23 Janvier 2007, Kenya. Organisation d’un séminaire sur "les luttes de femmes dans la guerre globale" au Forum Social Mondial de Nairobi (Kenya).
Le projet Resisting Women - Femmes en résistance a été lancé lors du Forum social mondial de Nairobi au Kenya, à l’occasion d’un séminaire spécifique organisé sous l’égide de Alternatives International dans le cadre de la journée d’études "Alter Inter - Guerre globale", le 23 janvier 2007. Le thème du séminaire, qui s’est déroulé en matinée, portait sur les femmes et les luttes féministes dans la guerre globale. http://www.resistingwomen.net/spip.php ?article1